Les cabanes et moi - Partie III : toujours en extérieur...

Les cabanes et moi - Partie III : toujours en extérieur...
Pour ma dernière partie en extérieur, je vais parler (ou plus précisément écrire) des cabanes que je construisais quand j'étais petit avec des camarades mais en dehors de ma maison.

Il y avait (et il y a toujours, même si elle a été rabotée depuis) une ancienne ligne de chemin de fer qui passait "près de chez moi". Elle était surélevée par rapport au sol sur lequel reposent les maisons. Il y avait des arbres le long de cette voie pour notre plus grand bonheur. Un arbre tous les 10 mètres, voire beaucoup moins puisque certains arbres se collaient, donne autant de possibilités de construire sa cabane. Nous y passions aussi bien nos matinées que nos après midi durant une grande partie de l'été.
Avec ces cabanes, nous pouvions voir qui osait s'aventurer sur notre "territoire". Mais comme ne voulions pas être aperçus, nous essayions toujours de nous sauver au moindre bruit, surtout quand les cabanes n'étaient pas encore achevées...
Ce sont les personnes avec un chien qui nous faisaient peur... Un chien s'aventure là où son maitre n'ose pas aller. Pour le peu qu'il soit méchant, le chien pouvait nous faire de gros dégats. Alors nous les fuyions, quitte à abandonner notre cabane...

Parfois nous les retrouvions très abimées... Ce n'était pas très grave puisque nous les reconstuisions aussitot ! Mais avec tous les matériaux que nous trouvions sur place ou aux alentours... En effet, nous n'apportions jamais les matériaux, la nature (et les mauvais citoyens qui jettent tout et n'importe quoi dans les buissons) nous fournissait
à très bon compte LOL

Quand une cabane ne nous convenait plus, nous la démontions pour la rebatir un peu plus loin ou juste à coté...

A la fin des vacances, nous les explosions à coups de pieds pour que personne d'autre ne puisse en profiter. LOL
Dans ces cabanes, nous avons souvent été vendalisés mais nous n'avons jamais subi aucune attaque... sauf des promeneurs et de leurs chiens MDR

Voici une autre partie de ma vie... Ca va bientot faire plus d'une dizaine d'années que je n'en ai plus construit...
J'espère que tu as apprécié mon article... mon prochain portera très certainement sur les cabanes d'intérieur LOL

# Posté le mercredi 17 janvier 2007 20:14

Modifié le jeudi 18 janvier 2007 11:48

Troisième poème

Troisième poème
L'Horloge

Les Chinois voient l'heure dans l'oeil des chats.

Un jour, un missionnaire, se promenant dans la banlieue de Nankin, s'aperçut qu'il avait oublié sa montre, et demanda à un petit garçon quelle heure il était.

Le gamin du Céleste-Empire hésita d'abord : puis, se ravisant, il répondit : "Je vais vous le dire." Peu d'instants après, il reparut, tenant dans ses bras un fort gros chat, et le regardant, comme on dit, dans le blanc des yeux, il affirma sans héister : "Il n'est pas tout à fait midi." Ce qui était vrai. Pour moi, si je me penche vers la belle Féline, la si bien nommé, qui est à la fois l'honneur de son sexe, l'orgueil de mon coeur et le parfum de mon esprit, que ce soit la nuit, que ce soir le jour, dans la pleine lumière ou dans l'ombre opaque, au fond de ses yeux adorables je vois toujours l'heure distinctement, toujours la même, une heure vaste, solennelle, grande comme l'espace, sans divisions de minutes ni de secondes, une heure immobile qui n'est pas marquées sur les horloges, et cependant légère comme un soupir, rapide comme un coup d'oeil.

Et si quelque importun venait me déranger pendant que mon regard repose sur ce délicieurs cadran, si quelque Génie malhonnête et intolérant, quelque Démon du contre-temps venait me dire :"Que regardes-tu là avec tant de soin ? Que cherches-tu dans les yeux de cet être ? Y vois-tu l'heure, mortel prodigue et fainéant ?" Je répondrais sans hésiter : "Oui, je vois l'heure ; il est l'Eternité !"

Charles BAUDELAIRE, Petits Poèmes en proses, 1869

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 17:47

Modifié le mardi 16 janvier 2007 17:33

Encore de la poésie

Le Chat

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant ;
Quand il miaule, on l'entend à peine.

Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours suave et profonde.
C'est là son charme et son secret.

Cette voix, qui perle et qui filtre
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me pénètre comme un philtre.

Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.

Les fleurs du mal, 1857


Je dédie tous mes poêmes non seulement à toi mais aussi à tes enfants qui se reconnaîtront ;-)

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 17:23

Un peu de poésie

Un peu de poésie
Les Chats


Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
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# Posté le dimanche 14 janvier 2007 11:13

Modifié le dimanche 21 janvier 2007 17:08

Les cabanes et moi - Partie II : toujours à l'extérieur

Je vais maintenant te raconter ma relation particulière avec les cabanes dans un autre endroit de mon jardin...

Commençons par la cabane la plus proche de la maison. Mon père avait cultivé un petit potager dont l'accès nous était interdit par une barrière en bois. Elle nous paraissait très grande puisque nous étions petits... En réalité, elle ne devait pas faire plus de 50 cm de hauteur. LOL
Un jour l'envie nous a pris de violer l'interdit et d'aller y planter notre quartier général pendant que mon père s'était absenté pour des raisons professionnelles, et aussi parce qu'il n'y avait plus rien de cultivé à l'intérieur... Nous avons gardé la barrière qui nous a servi de mur afin d'y mettre notre toit de fortune. Je ne me rappelle plus de quoi était fait notre toit... ca devait encore être ces sacs poubelles que nous faisions tenir tant bien que mal avec des épingles à linge.
De cet endroit, nous avions un bon poste d'observation. Nous voyions : la maison, le jardin, le jardin du voisin et celui de notre ami d'enfance.
Le seul problème était l'accès... Nous n'avions rien prévu comme porte. Alors nous étions obligés de se faufiler à travers les branchages sans trop se blesser.
Nous n'avons pas du beaucoup nous en servir puisque je n'ai que très peu de souvenir de cette cabane.

Par contre, j'ai davantage de souvenir avec la cabane que nous avions faite derrière nos vignes... derrière la vigne serait plus juste. Faire pousser des vignes dans le nord n'est pas super évident... autant se contenter d'une seule mdr
Derrière cette vigne, il y avait un espace pas très grand mais assez haut pour y mettre des chaises d'enfant. Là aussi une porte n'était pas nécessaire puisqu'il suffisait d'écarter un peu de la vigne avec le bras pour se créer un passage digne de ce nom !
Nous pouvions voir un peu mon jardin, celui de notre ami et le jardin de la voisine qui refusait toujours de rendre les ballons que nous envoyions par mégarde chez elle. LoL
En plus, la vigne nous camouflait parfaitement. Ma mère ne savait jamais que nous étions dedans... surtout après que notre père eut installé un abri de jardin devant cette vigne. Bref personne ne pouvait nous voir mais nous voyions tout le monde :-D

Nous avons quitté cette cabane quand nous étions devenus trop grands pour y entrer et y jouer...

J'espère, très chère lectrice, que cette partie de ma vie t'a un peu intéressée. Je ferai la prochaine fois les cabanes en dehors de ma rue ;-)
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# Posté le dimanche 14 janvier 2007 10:43

Modifié le mercredi 17 janvier 2007 17:20